Comment avoir un gros cerveau ?

Non, mon compte n’a pas été piraté pour vous faire acheter des machines révolutionnaires qui font grandir le cerveau… Hahaha.

C’est juste la traduction de « How to have a fat brain ? ». Fat Brain Toys étant la dernière marque de jeu testée, ici, par Manon.

Je suis tombée dessus il y a peu pendant que je cherchais des jouets avec cause/effet, qui sont réservés au jeu avec les mains (et non pour la bouche de micro-castor qui, cependant, s’en sert de moins en moins).

J’ai opté pour une « tour » facile à empiler, plus facile que les cubes en tout cas, un jeu avec des « bulles » à retourner et enfin des ventouses texturées.

Les deux premiers ont rencontrés un succès fou, le dernier j’ai du le combiner avec d’autres choses.

Le Tobbles Neo

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L’intérêt, non exploité encore, c’est qu’on peut empiler un peu n’importe comment, ça tient quand même. C’est un bon critère pour un handicapé moteur ! Le matériau est sympa, les couleurs aussi et une fois la tour détruite, Manon joue beaucoup avec à manipuler à deux mains.

Le Dimpl

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Les petites bulles se rentrent et se sortent en émettant un petit bruit. La texture est douce et agréable au toucher, Manon arrive parfois à les rentrer mais ça reste encore difficile mais, clairement, elle l’adore. Elle le manipule beaucoup. Le fait que les bulles fassent un bruit est clairement un plus. 🙂

Et enfin les trois ventouses qui ont surtout amusées le papa et Elise :

Les PipSquigz

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Les pièces sont lourdes et ventouses super forts. Quand les deux grands s’amusaient à se les coller sur la tête, ça laissait de belles marques ! XD

Elle font du bruit et sont texturées, c’est pas mal. J’ai du les associer pour que Manon s’y intéresse.

Actuellement, Manon se désintéresse des hochets et autres choses à mordre même elle met encore à la bouche ce qui est nouveau pour découvrir au complet. Sur le dos, le réflexe est plus présent du fait qu’elle peut moins jouer avec les mains dans cette position. Je réserve ces jouets pour de la manipulation assise, pour qu’elle ne se réfugie pas dans « je mordille et pis c’est tout ». Pour cela, elle a d’autres choses.

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Que ce soit le dimpl ou le tobbles neo, clairement ça la rend complètement dingue. Même si elle a encore très envie de tester avec sa bouche, majoritairement du temps, elle explore avec les mains ! 🙂

( Désolée pour l’espèce de kangourou en arrière plan ! J’ai fait ça dans la zone motricité et sa soeur adore y être ! )

Je passe aux trois ventouses ultras fortes. Donc, je n’ai pas pu les utiliser comme je le pensais : que je les colle et Manon les arrache, elles sont difficiles à décoller, même pour Élise et peu souples. J’ai associé ces ventouses avec de la manipulation de grain et pendant un exercice de motricité : ventousées dans la toupie Gonge. Cette dernière option est franchement pas mal au final, Manon s’ennuie pendant cet exercice et finit par faire « couiner » le plastique. Alors qu’avec les ventouses, elle a autre chose à faire ! 🙂

On a testé, pendant l’exercice…

… et pendant le repos !

Adopté ! On a aussi testé avec le Babysnug et des cocos de Paimpol !

Manon a bien vidé l’intérieur de la ventouse très méticuleusement, on a du le remplir une bonne vingtaine de fois ! 😉

Voilà pour les petits tests du moment, j’ai encore trouvé deux autres jouets de cause/effet qui vont bientôt arriver !

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De l’importance du dégueux…

« Non, Marie-Angeline-De-Saint-Thomas (là faut respirer !), ne va pas dans la boue, c’est sale ! »

… Chez moi ce sera plutôt :  » Mais vas-y Manon, roule toi dans la boue !!!  » :p

Non ? Ca ne vous paraît pas évident ? Comment ça faudra faire plus de lessives ? Et nettoyer partout ? Certes…

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Bon, avant de vous montrer l’état de ma terrasse après l’activité de ce matin… Roooo, c’est pas si horrible là encore, ça va. Et ce matin, ce n’était pas de la boue mais de la farine essentiellement ! 🙂

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Ca va encore, nan ?

Bon, bref, avant de vous dire que finalement vous préférez que Marie-Angeline-De-Saint-Thomas (C’est là qu’il faut respirer !) évite de se faire un masque de boue, laissez-moi vous montrer que jouer avec les textures immondes c’est important. 😉

Chez les enfants dont le handicap provoque une hypersensibilité ou une hyposensibilité pour le toucher, il est important de proposer ce type d’activité.

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Les hypersensibles ont besoin d’être stimulés petit à petit, a leur rythme, et les hyposensibles ont besoin d’être plus stimulés que la moyenne.

Manon se trouve dans la case hyposensible pour le toucher ( hypersensible pour l’ouïe, je dois boucher ses oreilles pour me faire un café !! ). Ici, c’est ce qui m’intéresse. Le toucher. Mais étonnamment, elle n’aimait pas les trucs qui collent à ses mains, mettre la main complète, les trucs collants sur ses bras.

Donc pour Manon, j’ai pris l’habitude de proposer plein de textures bizarres, colorées, et qu’elle soit libre de papouiller, déchiqueter, voir goûter si c’est comestible !

Ce matin, c’était donc de la pâte à sel avec de l’aquarelle ! 🙂

Au départ, on a fait joujou avec le bloc « nature », pour découvrir la texture ! 🙂

C’est la première fois que Manon découvre qu’on peut l’écraser, le déchirer, et en arracher des bouts !

… Forcément, goûter ce truc, c’est tentant. C’est un peu le problème avec les hyposensibles ou les petits loups… faut qu’ils mettent tout à la bouche… Voilà pourquoi je n’utilise pas de pâte à modeler « classique » ! :p


Rien n’a fini dans son estomac, ouf, elle a tout recraché ! 😀

Ensuite on est passé à la version colorée et donc plus « gluante » ! 🙂

Et donc tout ça, ça s’est pas mal papouillé, je pensais que ce serait plus difficile pour le coup ! 🙂


C’est dégueux, non ? Hahahaha !

Et après j’ai du laver Manon… ce qui n’est pas une partie de plaisir, vu qu’elle n’aime pas trop l’eau !!!!

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Donc on dit oui aux textures immondes !!!!

Sources :

https://www.mamanestpsychomot.com/2019/06/18/apprentissages-et-confort-sensoriel/
https://www.bloghoptoys.fr/mon-enfant-est-hyposensible-que-faire
https://www.bloghoptoys.fr/sinspirer-de-lins-a-la-maison
https://www.bloghoptoys.fr/troubles-de-la-modulation-sensorielle-et-psychomotricite

Frères et sœurs d’un enfant différent

Ce matin, j’ai vu quelque chose de superbe et merveilleux. Ce moment, où j’aimerais que le temps s’arrête…

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… Mais je me suis fait royalement grillée.

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Zut.

Du coup, ce trop plein de mignonitude m’a donné envie de prendre un peu de temps sur mon planning supra chargé pour en parler.

Lorsqu’un que vous êtes parent de plusieurs enfants ( et je ne compte pas le mari ici ) et que l’un d’eux est différent de la « normale » ( mais qu’est-ce que la normalité ? Je n’en discuterai pas ici ! Sinon j’y suis encore demain et j’ai dis que je prenais « un peu de temps ». ), il y a certains aspects que l’on peut « oublier » dans ce séisme qui va tout chambouler : les frères et sœurs.

Les professionnels y font globalement attention. Ici, on a eut la proposition d’accompagnement pour Élise, en groupe. Nous lui avons proposé mais elle n’a pas souhaité y aller. Ces séances avaient lieu au CAMSP. Des séances avec le psychologue sont aussi possibles, il ne faut pas hésiter si le besoin se fait sentir.


Globalement, les questionnements et problèmes des frères et sœurs peuvent tourner autour de plusieurs axes :

La honte, la colère de ne pas avoir un frère ou une sœur « normale ».

En effet, le premier aspect que j’aborderai c’est, la comparaison de son quotidien avec celui des autres enfants à l’école, au centre aéré. La colère de ne pas avoir un petit frère qui marche comme celui de Tom. La honte d’être la seule à avoir une petite sœur qui ne parle pas. L’enfant peut se sentir seul. Les séances au CAMSP ont pour but de contrer cet aspect puisqu’elles sont en groupe et les enfants qui participent sont tous frère ou sœur d’un enfant différent. Nous avons royalement esquivé cet écueil par… accident !

En effet, j’ai appris en cours de route, par hasard, que le petit amoureux ( bon il n’est pas si petit ! ) de ma plus grande fille est… frère d’un enfant différent ! Et c’est ainsi que j’ai pu échanger librement sur le sujet avec la maman. Sa fille étant suivie par la même orthophoniste que Manon !

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La colère de voir que son frère ou sa sœur monopolise toute l’attention.

Le deuxième effet KissPasCool c’est que les multiples examens, les RDVs médicaux, les soins à la maison, les hospitalisations… tous ça, ça nous bouffe littéralement notre temps et notre énergie. Faut le dire sans détour, il ne faut pas se voiler la face là-dessus. Plus d’une fois je me sens vidée et je n’ai plus rien pour aider ma grande… qui n’est pas si grande.

On nous avait bien prévenu là-dessus et on a essayé d’y palier de différentes manières :

– Lorsque cela est possible, lors des hospitalisations de Manon, Élise est à la ferme: un endroit qu’elle connaît et qui est associé aux vacances. Cela nous permet de gérer l’urgence sans mettre la pression sur elle et sans qu’elle se sente exclue.

– Lors des RDVs à Necker, et qu’Élise est avec nous, nous avons toujours essayé d’organiser des visites qui lui plaisent sur la même journée : le Louvre, le Musée d’Orsay, le Jardin des Plantes, le Museum d’Histoire Naturelle…

– Lors des RDVs médicaux où je suis obligée d’emmener les deux :
– Jeux de société en attendant la fin de la séance d’orthophonie,
– Trampoline pendant la séance de kinésithérapie,
– Accès aux jeux pendant la psychomotricité.

Il s’avère que cela a payé puisque lorsque j’annonce à Élise que Manon a un RDV …
… elle saute de joie ! XD

– Lors des activités à la maison qui servent à la rééducation de Manon, je prévois toujours d’inclure une activité similaire pour Élise.

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Cela demande parfois de plus réfléchir mais franchement ça vaut le coup.

– Leur laisser leur place de frère/sœur: ça paraît bête mais on se dit souvent que ce n’est pas à eux de porter le fardeau du handicap de leur frère ou sœur. Mais, finalement. C’est un peu comme nous, parents, ils ne l’ont pas choisi mais ils le sont. De fait. Donc autant leur donner les outils pour s’impliquer dans cette relation, si eux le souhaitent. Au départ, j’essayais d’éviter ce monde à Élise mais est ce que ça la protège vraiment ? Non. L’ignorance ce n’est pas l’innocence. Donc j’ai expliqué ce que l’on savait des soucis de Manon. Elle a visité avec nous l’IEM où Manon va. On lui explique les particularités de Manon et on lui donne les clés pour interagir avec.

La colère parce qu’il y a une différence de traitement entre eux.

C’est difficile d’arriver à les traiter de la même manière ( temps consacré à chaque enfant, demandes différentes… ). Le fait de le verbaliser de manière authentique peut permettre de désamorcer les choses. J’essaie, autant que possible, de ne pas formuler uniquement un « là, je dois m’occuper de ta sœur » mais je vais essayer de plutôt dire quelque chose comme « je vais préparer ta sœur pour la coucher et après j’arrive ». La seconde formulation permet de mieux comprendre ce que moi j’ai à faire et que ça n’est pas la « faute » de sa sœur si, sur le moment, je ne suis pas disponible et qu’en plus, j’arrive pour elle dans la foulée.

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Après, on est tous faillible.

Surtout à 23h.

Surtout après avoir passé 5h aux urgences pédiatriques.

Surtout sans avoir mangé.

Comme hier soir.

Bon j’ai rattrapé le coup après ! :p

Je vous laisse quelques sources ( et ressources ! ) pour aller plus loin :

https://aidantattitude.fr/2013/01/07/freres-et-soeurs-dun-enfant-handicape.php/
http://www.enfant-different.org/fratrie/les-freres-et-soeurs-face-au-handicap
https://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/enfant-handicape-les-freres-et-soeurs-souffrent-aussi-enfant-handicape-les-freres-et-soeurs-souffrent-aussi-o299715.html
https://portageethandicap.wordpress.com/2019/04/11/portrait-du-jour-47-2/

Détourner les objets du quotidien, le retour 18.

Hello world !

En cette nouvelle semaine, je vous propose de détourner un objet du quotidien, que l’on trouve un peu partout. Souvent au bord des routes, bref un truc facile à trouver et ré-utiliser.

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( Source : Petit précis de grumeautique )

Voyons déjà quels sont les objets nécessaires à l’activité. ( Non, ce n’est pas un chat et de la pâte à modeler mais pas loin ! )

Alors il vous faut :
– une piscine à boules,
– des lapins.

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Ierk, ierk, ierk, ierk.

N’oubliez surtout pas de fournir le mode d’emploi à l’enfant expérimentateur du montage !!

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( Source : Shooken )

Phase de test par Manon :

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La noreille !!!! La noreille !!!!!

 

Be happy ! Gratouille a little bunny ! 😀

 

Les trois protagonistes, vous avez le droit de leur trouver un nom ! Ce sont des lapines ! 😀

 

Désolée pour la qualité des photos, je n’ai pas réussi à bien faire dans ce « coin » sombre et en même temps qui prend un bon rayon de soleil… :/

Comment ça tout le monde n’a pas un lapin qui traîne chez soi ???? o_O

Comment ça c’est « un peu dangereux » de courir après au bord de la N118 ??? O_o

:p

Jour de télé-travail familial

Nous sommes, actuellement, totalement débordés !

Du coup, c’est un peu mou par ici… désolée.

Elise ( la grande ) sort d’hospitalisation, l’ours de la grotte ( appelé aussi accessoirement « papa » ) s’y colle demain et Manon y passe vendredi prochain et le mardi suivant. Ajouté à ça, la belette qui en sort avait son spectacle aujourd’hui et vu qu’elle ne supporte pas le monde, elle a tenu 10 min puis l’école me l’a rendue en me disant que ça ira mieux à la maison… Bref, deux parents en télé-travail, deux enfants à la maison…

… ce fut sport. Et le secret, pour avoir un peu de temps, c’est de sortir le grand jeu pour occuper Manon et espérer qu’ainsi, elle fasse une sieste l’après-midi et dorme tôt pour que je puisse travailler !

Alors l’idée du jour :

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On associe :
– le Jeu du nid d’abeille de chez Plantoys
– le plot d’activité Baby Snug de chez Mamas and Papas
– de la patafix

On fait sauter les activités du plot, on fixe les nids d’abeille et on les remplit de tout un tas de choses marrantes à toucher et surtout… à mélanger !!!!!

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L’étrange collier de Manon est un anneau qu’elle adore mâchouiller, ça évite qu’elle mette autre chose à la bouche !

Alors l’intérêt des nids d’abeilles c’est qu’il n’y a pas d’espace entre les contenants, donc lorsqu’elle va en sortir de l’un, il va tomber chez l’autre et créer un mélange qui peut être rigolo au toucher.

Mais est-ce que cela va marcher ???


L’élu de son cœur c’est bien les perles d’eau avec la noix de coco, ça colle partout, c’est fou, fouuuuu ! 😀

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En plus des perles d’eau et de la noix de coco, nous avions de l’ébly, de la semoule, du coton et des cocos de paimpol !


En vidéo ça donne ça :

On voit que Manon a du mal à faire les choses des deux mains en même temps. Mais pas grave, les deux mains s’activent ! 🙂

Mais est-ce qu’on a réussi les mélanges ? Eh bien oui !!!! Des perles d’eau ont atterries chez la noix de coco et même que certaines ont fini crabouillées par des petits doigts…. pourtant j’avais coupé les ongles… o__O

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Cette activité avait l’air tellement passionnante que ma plus grande à elle aussi voulu son activité. Elle avait choisi les perles d’eau et j’ai fournis des contenants sympa pour jouer avec. Je n’ai rien expliqué, elle a trouvé toute seule ! 😀


Et ça a donné ça :


Les contenants sont de la récup, ils contenaient du sucre vanillé à la base il me semble.

A vous de faire mumuse avec les perles d’eau maintenant ! 😀

Le monde de Manon n’est pas toujours rose…

J’ai des tonnes d’articles à écrire en attente : les modes de déplacement, les activités avec les frères et sœurs, comment lui faire découvrir le monde… Mais voilà, j’ai besoin d’écrire sur autre chose.

Pour une fois, je vais faire un article chiant, sérieux, sans touche d’humour. Enfin, si j’arrive à me retenir… ça va être dur.

Mais le sujet est très sérieux, d’actualité.

Aujourd’hui, en 2019, en France, 7500 enfants naissent avec un handicap important, chaque année. Comme Manon.

Aujourd’hui, en 2019, en France, beaucoup de gens ont encore peur de ces enfants. Pourtant, ils ne mordent pas, ils ne sont pas contagieux, ils ne menacent personne.

Manon a beau sourire à la vie, elle aussi subit cela. Ou plutôt sa nounou, Manon ne s’est pas vraiment rendu compte encore de cette réalité.

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Aujourd’hui, en 2019, en France, une assistante maternelle peut se voir retirer un contrat parce que les parents n’acceptent pas que leur enfant soit au contact d’un enfant handicapé. Par peur ? Méconnaissance ? Parce que c’est facile de mettre des soucis rencontrés sur le dos de cet enfant ?

Mon assistante maternelle n’est pas la première a subir cela.  Fanny en témoigne sur les pros de la petite enfance : https://lesprosdelapetiteenfance.fr

En témoigne son expérience, la difficulté vient plutôt des autres familles. Réponses négatives, entretiens sans retour… Fanny est parfois passée à côté de contrats justement parce qu’elle accueillait des enfants en situation de handicap. C’est en tout cas la conclusion qu’elle en tire : certains parents ont peur, bien qu’elle leur assure ne pas accepter des enfants sujets à des crises de violence.

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L’inconnu fait peur, l’anormalité fait peur. Parce qu’on ne la connait pas. Parce que l’on pense que cela peut nuir à notre propre enfant. Mais si la clé était justement de sortir ces enfants handicapés de l’ombre. Et si le fait de les laisser jouer avec les enfants normaux permettait de rendre ces enfants plus tolérants, plus aidants, plus compréhensifs dans leur vie d’enfant et d’adulte.

Si le fait de vivre au quotidien avec un enfant différent, leur permettait de comprendre, d’apprendre à prendre en compte les besoins différents de chacun, d’apprendre à aider, d’apprendre à respecter les limites de chacun, le corps de chacun, l’apparence de chacun, d’apprendre à aimer les autres au delà de ce que l’on voit d’eux mais pour ce qu’ils sont à l’intérieur.

Et si justement la solution était de pousser nos enfants plus classiques vers les enfants atypiques.

Est-ce que je l’ai fait ? Oui. Un grand oui. J’ai poussé ma grande à aller jouer avec un autre enfant différent autre que sa propre soeur. Et plus d’une fois. Et oui elle s’est amusée. Oui, elle avait remarqué la différence. Alors oui peut-être qu’elle est plus sensibilisée au problème grâce à sa soeur mais elle a aimé jouer avec cet enfant au visage marqué par la modification génétique.

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Je trouve que cotôyer un enfant différent est une chance, une chance de s’améliorer grandement dans les relations sociales, une chance d’apprendre à faire attention à l’autre mais aussi à soi, une chance d’apprendre à comprendre les autres et non les juger, une chance de mieux réussir son cercle familiale et amicale une fois adulte.
Je ne suis pas la seule à le penser. Fanny aussi le dit :

Moi justement, je me suis engagée dans cette voie en pensant à mon fils. C’est une chance inouïe pour lui de grandir auprès d’enfants différents : plus tard, il comprendra et ne se moquera pas.

Alors pour un monde meilleur, une société meilleure, donnez leur une chance à ces enfants. Donnez-vous une chance à vous et à vos enfants. Laissez ces enfants différents vous donner la plus belle leçon de vie que j’ai moi-même reçu il y a quelques semaines.

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Ils n’ont pas tous la « chance » de ne pas être marqués physiquement comme Manon. Ils n’ont pas tous la chance de pouvoir vous sourire en vous regardant droit dans les yeux. Mais qu’importe. Donnez leur cette chance. Ils vous le rendront au centuple.

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Merci Sakina, merci à toi, haute comme trois pommes. Merci à toi de m’avoir prise par la main, de m’avoir rassurée et comprise. Du haut de ton 1m20, tu as plus d’humanité que n’importe qui.

Merci.

D’autres sources intéressantes :

http://www.enfant-different.org/chez-une-assistante-maternelle/ressources-pour-les-ass-mat
http://www.enfant-different.org/chez-une-assistante-maternelle/temoignages-assistantes-maternelles.html
https://lesprosdelapetiteenfance.fr/initiatives/handicap/accueillir-des-petits-en-situation-de-handicap-le-choix-de-fanny-servant-assistante-maternelle
https://hizy.org/fr/relations/famille/parents-denfants-handicapes-etre-bien-entoure
https://www.lien-social.com/Parents-d-enfant-handicape

La méthode révolutionnaire d’utilisation des pictogrammes !

Depuis des mois, je travaille régulièrement et avec acharnement à l’établissement d’une méthode exceptionnelle d’utilisation des pictogrammes. Aujourd’hui, j’ai peux enfin dire que celle-ci est aboutie. Je peux donc dès à présent vous la présenter pour qu’ainsi vous puissiez vous aussi la mettre en oeuvre ou la partager avec un proche que cela pourrait aider.

Mais trêve de bavardage, laissez-moi vous présenter cette technique révolutionnaire qui va changer votre vie !

Fini l’éponge et le rouleau de sopalin qui y passe ! Voilà donc la vraie raison de la plastification des pictogrammes !

Si Manon a fait des progrès ? Parce qu’il faut encore parler de Manon ? Ah ? Zut.

Bon.

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En plus de s’entraîner à manger toute seule, Manon entraîne sa capacité à faire des demande et non plus répondre à un simple choix.


Manon a depuis quelques temps le pictogramme « changer » à sa disposition et l’utilise à bon escient. Depuis deux jour, je rajoute aussi celui représentant sa tasse à eau. Je le remplacerai par la suite par le pictogramme « boire ». Je veux déjà tester sa capacité à gérer deux pictogrammes différents à disposition et vérifier si elle ne joue pas juste avec quand elle s’ennuie.

En plus de ses deux pictogrammes, elle a aussi la capacité de faire son signe qui veut dire « encore » :


On le voit proprement ici, elle lève la main, ouverte, parfois elle attrape ensuite et parfois, non. 😉

Changer, elle l’utilise sans soucis ! Elle a bien désigner ce pictogramme pour passer de la purée au yaourt et du yaourt à la compote ! 🙂

Clairement, ici, elle ne veut pas de sa purée, je fais semblant de ne pas comprendre mais elle dispose aussi de son « non » à elle qui se présente par le fait de regarder sur le côté à gauche en ignorant complètement ce que je propose. J’insiste alors pour qu’elle désigne exactement ce qu’elle souhaite. Non, pour changer ou non pour avoir du lait. Et c’est validé ! 😀


Elle a même essayé de me virer le plat en prime, histoire que je comprenne bien… et de jouer avec la nourriture, bah oui, si ça ne se mange plus, on peut jouer avec !


La meilleure partie n’a pas été filmée, j’en suis triiiiiiste car elle a fait une demande à un moment pour changer d’aliment. J’ai donc proposé le yaourt. Et constatant que ce n’était pas ce qu’elle voulait ( avant elle avait aussi le pictogramme « changer » pour avoir du lait ), elle a regardé ses pictogrammes et finalement désigné celui avec la tasse à lait. Victoire donc ! On va confirmer tout ça et augmenter la complexité ! 🙂